miércoles, 8 de julio de 2009

La bohème - Montmartre - parís



La bohème
Charles Aznavour
France

Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connatre
Montmartre en ce temps-l
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fentres
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C'est l qu'on s'est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohme, la bohme
a voulait dire on est heureux
La bohme, la bohme
Nous ne mangions qu'un jour sur deux

Dans les cafs voisins
Nous tions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que misreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistrot
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous rcitions des vers
Groups autour du pole
En oubliant l'hiver

La bohme, la bohme
a voulait dire tu es jolie
La bohme, la bohme
Et nous avions tous du gnie

Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un caf-crme
Epuiss mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie

La bohme, la bohme
a voulait dire on a vingt ans
La bohme, la bohme
Et nous vivions de l'air du temps

Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau dcor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts

La bohme, la bohme
On tait jeunes, on tait fous
La bohme, la bohme
a ne veut plus rien dire du tout

La bohemia
Charles Aznavour
Francés

Bohemia de Paris
Alegre loca y gris
De un tiempo ya pasado
En donde un desván
Con traje de Can-Can
Posabas para mí y
Yo con devoción
Pintaba con pasión
Tu cuerpo fatigado
Hasta el amanecer
A veces sin comer
Y siempre sin dormir

La bohemia la bohemia
Era el amor felicidad
La bohemia, la bohemia
Era una flor de nuestra edad

De bajo de un quinqué
La mesa del café
Feliz nos reunía
Hablando sin cesar
Soñando con llegar
La gloria conseguir
Y cuando algún pintor
Allá va un comprador
Y un lienzo le vendía
Solíamos gritar, comer
Y pasear alegres por Paris

La bohemia, la bohemia
Era y jurar te vi y te amé
La bohemia, la bohemia
Yo junto a ti triunfar podré

Teníamos salud
Sonrisa y juventud
Y nada en los bolsillos
Con frío y con calor
El mismo buen humor
Bailaba en nuestro ser
Luchando siempre igual
Con hambre hasta el final
Hacíamos castillos
Y el ansia de vivir
Nos hizo resistir
Y no desfallecer

La bohemia, la bohemia
Era mirar amanecer
La bohemia, la bohemia
Era soñar con un querer

Hoy regrese a Paris
Cruce su niebla gris
Y lo encontré cambiado
Las lilas ya no están
Ni suben al desván
Moradas de pasión
Soñando como ayer
Rondé por mi taller
Mas ya lo han derrumbado
Y han puesto en su lugar
Abajo un café-bar
Y arriba una pensión

La bohemia, la bohemia
Que yo viví su luz perdió
La bohemia, la bohemia
Era una flor y al fin murió.

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